Enjeux
Boire et aller aux toilettes : un besoin physiologique primaire, avec un effet immédiat sur la concentration, la santé physique et la santé mentale. Il pèse pourtant rarement dans les décisions qui dessinent une ligne, un terminus ou une tournée.
Le problème n’est pas la fréquence du besoin. C’est l’intensité du problème quand il se présente.
Au volant
Sans sanitaire au bon endroit, il ne reste que deux options. L’une comme l’autre dégrade l’attention de la conductrice ou du conducteur.
Option 1 : se retenir
Attention et mémoire de travail, mesurées en laboratoire
Une envie pressante
au volant
≈
0,5 g/L
d’alcool dans le sang
≈
24 h
sans sommeil
Avec une envie pressante, la baisse d’attention mesurée est comparable à celle observée avec 0,5 g d’alcool par litre de sang, ou après 24 heures sans dormir.
Lewis et al., Neurourology and Urodynamics, 2011. Étude en laboratoire chez des adultes en bonne santé.
Option 2 : boire moins
+115 %
d’erreurs de conduite
Sur simulateur, des conducteurs légèrement déshydratés (environ 1 % du poids du corps) commettent 101 erreurs en 2 heures, contre 47 lorsqu’ils sont bien hydratés.
Watson et al., université de Loughborough, Physiology & Behavior, 2015.
2 %
d’eau en moins dans le corps
Au-delà d’une perte d’eau de 2 % du poids du corps, la déshydratation dégrade nettement les fonctions dont un conducteur a besoin :
Wittbrodt et Millard-Stafford, Medicine & Science in Sports & Exercise, 2018 : synthèse de 33 études.
Dans l’entreprise
Les conditions de travail se lisent dans les indicateurs RH : absences, départs, recrutement.
10,4 %
d’absentéisme
Dans le transport urbain en 2024, contre 7,4 % en 2015. Les conductrices et conducteurs portent 77 % des jours d’absence. La branche relie cette hausse aux enjeux de qualité de vie au travail.
UTPF, Bilan social Transports urbains 2024, édition 2025.
30 %
des départs sont des démissions
En 2024, la démission devient pour la première fois le premier motif de départ dans le transport urbain. La branche y voit le reflet possible de tensions sur les conditions de travail.
UTPF, Bilan social Transports urbains 2024, édition 2025.
1 sur 3
Une travailleuse des transports sur trois, en Europe, n’est pas satisfaite des conditions sanitaires de son lieu de travail. Un enjeu pour attirer des conductrices, qui ne sont encore que 17,8 % des conducteurs du transport urbain.
ETF, enquête auprès de 2 770 travailleuses des transports, 2019 ; UTPF, 2024.
Pourquoi c’est urgent
Physiologique, plusieurs fois par jour, pour chacune et chacun. On ne le choisit pas, et on ne le reporte pas sans conséquence.
Sur la concentration, la santé physique et la santé mentale, au moment même où le besoin se présente.
Pouvoir aller aux toilettes pendant son service, c’est d’abord une question de dignité humaine.
On l’oublie trop souvent au moment de décider. Anticipons le besoin : trouvons la solution avant de créer le problème.
JUST WC intervient
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Avant
Appel d’offres, nouvelle ligne, nouveau terminus, nouvelle tournée : nous étudions les lieux idéaux pour faire une pause et les intégrons au parcours dès le départ.
Pendant
Le problème est connu, il faut une solution maintenant : nous trouvons, signons et ouvrons des lieux partenaires près de vos terminus et de vos tournées.
Après un signalement
Une remontée du CSE, une plainte, un incident : nous intervenons en priorité sur le terminus ou la tournée concernés.
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